Pourquoi pas N° 35 1


 
 Tu sais ou tu ne le sais pas, j’édite un petit bulletin "pour et par rescapés d’un traumatisme crânien".
Voici une tentative de te le présenter sur le net, pas évident…
Si cela t’interesse je veux bien te faire parvenir les prochains numéros – il y en a 4 à 5 par année – je ne sais pas combien de temps je serais en mesure de le faire, pour le moment ça fait quand-même 14 ans que ça dure, et j’en suis au 36ème numéro, touchons du bois… Fais moi signe.
 
 
 
clip_image003[9]
 
Contact : Erwin Junker Rte des Aunaires 31b CH 1870 Monthey
tél. 024.472.38.37   E-mail : junkererwin@bluewin.ch
 
 
 

 
 
Salut tout le monde,
Haïti, 12. janvier 2020, 16h53… Point final… pour combien de personnes ? On ne le saura jamais, 50’000 ? 100’000 ? 200’000 ? Ce tremblement de terre aura peut-être des répercussions bénéfiques pour Haïti… La terre entière va parler de la pauvreté de ce pays et peut-être tenter d’y remédier…
Chez nous, le froid hivernal semble vouloir s’installer définitivement… chaque nuit des températures de moins zéro, brrr… Qui va encore croire au réchauffement climatique, en tous cas, pas mes articulations…
Puisque je parle de moi, je vais t’avouer quelque chose, cette fois j’avais quelque peu de la peine de terminer le "Pourquoi pas ?" Je ne sais pas si c’est l’inspiration qui manquait, ou si autre chose ne joue plus… Peut-être j’ai trop compté avec l’autosuggestion pour venir à bout de mes douleurs et que je suis déçu qu’après un début prometteur ça ne veut plus vraiment jouer… ? Quoi qu’il en soit, je n’ai pas l’intention de me laisser abattre, je continuerais de te casser les pieds avec mes scribouillardises…
Je termine ce "Salut" avec ce que je voulais dire avant que le tremblement de terre ne pose d’autres priorités. Je te souhaite à toi et aux tiens une tout bonne nouvelle année !
                                                                                                           Erwin
 

 
 

 

 

L’internaute magazine Mercredi 4 novembre 2009.

 Si le prix des toilettes les plus étranges existait, il serait sûrement remis au patron de ce restaurant. A Darwin, en Australie, le Tramontana propose désormais à ses clients et clientes de se soulager dans des toilettes… entièrement transparentes ! Fini l’intimité du petit coin: non seulement hommes et femmes sont invité(e)s à partager les mêmes sanitaires, mais en plus, les murs et portes des ces toilettes nouvelle génération sont composés essentiellement de verre.

"Les toilettes sont une chose importante", explique M. Spellman, le patron du Tramontana, qui pense qu’elles ne laissent jamais personne indifférent. "Vous en parlez toujours, soit parce qu’elles sont horribles, soit parce qu’elles sont magnifiques". Il a donc installé un bassin en acier chromé très design au centre de chacun des cabinets, les transformant en de véritables lieux d’exposition. Les journalistes du Northern Territory News – qui semblent en connaître un rayon en la matière –  ne s’y trompent pas. Ils comparent les toilettes du Tramontana avec celles du mythique Cafe Buzz, célèbre pour avoir installé derrière ses urinoirs un mur transparent qui donne directement sur la salle à manger… Moins audacieux, mais plus élégant Le Tramontana aura au moins le mérite d’épargner à ses clients ce genre de décor lorsqu’ils dégustent des spécialités italiennes.

Et si d’aventure vous vous arrêtez avec une envie pressante dans cet établissement, très "hype", de la côte nord australienne, pas de panique. Vous aurez toujours une solution pour éviter les voyeurs. A l’intérieur de chaque cabinet, un bouton rouge permet de rendre la vitre opaque grâce à un système de gel révolutionnaire !    Ce qui n’empêche pas le restaurant d’y ajouter une pointe d’humour. Chacun de ces boutons porte la mention : "S’il vous plaît, n’appuyez pas".

                             On aura tout vu… c’est le cas de le dire…

——————

Paru le 2009-11-10 09:27:00 Chez ZIGONET

Thargomindah, Australie – La petite ville de Thargomindah, située dans l’Outback, est complètement envahie par des kangourous.

Thargomindah est une petite ville du Queensland qui compte habituellement environ 200 habitants. Mais des centaines de kangourous y ont désormais élu domicile, divaguant dans les rues ou les jardins. Les raisons de cette invasion ne sont pas claires.

 Selon certains, les marsupiaux se seraient rapprochés de la ville, poussés par la sècheresse qui sévit dans l’arrière-pays : leur quête de nourriture et d’eau les menèrent vers les villes. Pour d’autres, le nombre des kangourous auraient augmenté en raison de la baisse de la demande de viande de kangourous provenant de Russie. Plus nombreux, ils n’auraient pas assez de nourriture dans l’Outback. 

 

Heureusement que ce ne sont pas des lions ou des panthères…  

—————

Drôle de planète

Pendu au téléphone…

AUBURN, Massachusetts (AP) — Relancé jusque dans sa tombe ! Une compagnie de téléphone du Massachusetts, sur la côte est américaine, n’a pas hésité à envoyer une facture à un mort.
Mais là où cette compagnie, "Sprint" a fait encore plus fort c’est qu’elle a envoyé cette facture à David Towles à l’adresse exacte de sa tombe: Cimetière de Hillside, section Evergreen, Auburn, Massachusetts. David Towles, décédé à l’âge de 60 ans, a été enterré là en décembre 1997.
Le responsable du cimetière, Wayne Bloomquist, n’a pas caché sa surprise en voyant que Sprint réclamait à son "client" la très modique somme de 12 cents dont 10 cents pour un coup de fil passé le 16 février dernier, soit cinq ans après son décès. "Nos clients ne reçoivent généralement pas de courrier. Mais je me demande maintenant si on ne va pas commencer à installer des boîtes à lettres à côté des pierres tombales", a noté ce responsable en souriant. AP
 

Je crois que je veux m’abonner à une ligne de l’au-delà… sait-on jamais…

—————— 

Zejournal  5 décembre 2009

DENVER – Une femme a accouché vendredi à bord d’un avion de ligne dans le ciel du Colorado, à plus de 9.000 mètres d’altitude, sous les applaudissements des autres passagers.
L’accouchement, qui a eu lieu à bord d’un vol de Southwest Airlines, s’est déroulé sans encombre grâce à l’aide de deux médecins à bord.
L’avion, qui reliait Chicago à Salt Lake City, a fait une escale forcée à Denver pour déposer la maman et le nouveau-né qui ont été pris en charge par une équipe médicale, a déclaré à Reuters un porte-parole de la compagnie.
"Elle a appuyé sur le bouton d’appel et a expliqué au personnel navigant que le travail avait commencé. Ils l’ont alors placée à l’arrière de l’appareil et c’est là que le bébé est né", a-t-il dit, ajoutant que l’accouchement avait été salué par les applaudissements des passagers.
Il a précisé avec humour que la jeune femme n’avait pas eu à payer de billet pour ce passager inattendu mais qu’elle ne recevrait pas non plus de miles de fidélité supplémentaires.
 

Deux médecins… oui, il en faut bien deux pour remplacer une sage-femme…

                                                                               

 ——————————————–

Rigolades :    

Qu’a fait Bill Clinton quand sa femme lui a dit qu’elle voudrait être présidente ?   –   Il a ri !
 
*  *  *
 
C’est un mec qui est à l’hôpital, sa femme est en train d’accoucher…
Comme il la voit souffrir pendant les contractions il lui tient la main et lui dit en pleurnichant:
– Oh ma chérie, tu as tant mal et tout ceci est de ma faute…
La femme répond avec un petit sourire.
– Mais non, tu n’y es pour rien… absolument pour rien!
 

 

Extraits de mes Souvenirs de jeunesse "Raconte Grand-papa, raconte" (suite)

La mer…

Quand j’étais en apprentissage j’avais décidé, avec un copain, d’entreprendre un voyage pendant nos vacances. Nous voulions aller à Monté-Carlo, surtout aller voir la mer.
En grattant les fonds de tiroirs je suis parvenu à rassembler le montant astronomique nécessaire pour une semaine de farniente au bord de la Méditerranée. Je crois que depuis mon expédition loupée pour y aller en radeau une obsession me hantait: voir la Grande Bleue. À défaut de pouvoir voguer sur les flots du Rhône, c’est tout simplement le train qui nous y a conduit.
Il nous a fallut trouver un hôtel au niveau de notre budget. Il n’était naturellement pas question de franchir la porte d’un des luxueux palaces, ni même celle d’un hôtel moyen du centre ville. Alors, c’est dans une petite rue, près de la voie de chemin de fer que nous avons trouvé chaussure à nos pieds. Un petit hôtel sans prétentions, avec des chambres à la portée de notre porte-monnaie.
Je dois avouer que les souvenirs de ce premier séjour à Monaco se sont fortement estompés. Entre autre, nous avons visité le musée océanographique où une énorme pieuvre m’a fortement impressionné.
Comme nous nous trouvions dans une principauté, j’aurais bien aimé voir un prince ou une princesse, mais, à part les gardes, en uniforme de gala, devant l’entrée du château, rien de princier ne c’est montré.
On m’avait dit, avant de partir de Suisse, qu’il fallait prendre autant que possible des pièces de cinq francs, des thunes, qu’elles avaient plus de valeur que le papier… quant à Monté Carlo, nous avons voulu changer nos bonnes et solides thunes en argent français nous avons découvert que les banques n’acceptaient
pas les pièces de monnaie ! Nous avons eu une trouille bleue de ne pas pouvoir payer la note de l’hôtel. C’est finalement le chauffeur d’un car Suisse qui a eu pitié de nous et qui a bien voulu échanger nos belles pièces de cent sous contre des billets de la Banque Nationale Française ! Il a bien ri de notre mésaventure, il avait une nouvelle histoire Suisse à raconter, j’ai retrouvé le sourire.
Un jour, en nous baladant près du port nous avons fait la connaissance de deux filles de notre âge. Nous nous sommes donné rendez-vous pour aller danser le soir.

Après avoir soupé à l’hôtel, nous nous sommes mis sur notre "trente et un" et nous voilà partis pour une belle soirée… pas pour longtemps: subitement j’ai été envahi par d’horribles crampes d’estomac ! J’ai du retourner à l’hôtel. Mon copain n’ayant pas voulu m’abandonner m’a accompagné. La soirée, si prometteuse, était fichue, pour lui aussi ! Je crois qu’il m’en veut toujours !

C’est seulement après-coup que j’ai compris les raisons de mes crampes d’estomac. Au souper j’avais mangé une salade de fruits dans laquelle il y avait de la banane, fruit que je ne supporte plus depuis que j’avais mangé une banane qui n’était pas mûre ! Je ne savais pas que notre salade de fruit contenait de la banane, mais mon estomac, avec sa propre mémoire l’a rapidement détecté !

Nous sommes rentrés de notre escapade méditerranéenne par l’Italie et avons fait un arrêt, entre deux trains, à Milan pour visiter le magnifique dom, et les célèbres galeries marchandes qui se trouvent en face. J’étais bien content de rentrer à la maison, c’est si loin "l’étranger" !

 

                                                                     

Ma guêpe

J’ai eu un tricycle, un vélo et voici que j’ai une Vespa. C’est la grande vogue des Vespas et autres Lambrettas.
Bien que je travaille dans un garage automobile mes maigres économies ne me permettent pas encore d’acheter un véhicule à quatre roues. C’est donc sur la Vespa que j’ai jeté mon dévolu.
Je sais conduire une voiture et j’ai le permis, mais pour avoir le droit de
conduire une moto je dois repasser des examens. Au deuxième coup d’essai c’est bon, j’ai obtenu le permis.
À part des vacances sur la Côte d’Azur (encore…), la Vespa ne réveille pas de souvenirs extraordinaires en moi.
Et voilà : avec ta grand-maman sur la selle arrière, ma tente sur le porte-bagages et les yeux pleins d’émerveillements que je me trouve pour la deuxième fois à Monte-Carlo !
Nous avons (encore…) tenté d’apercevoir quelque chose qui ressemble à une princesse ou un prince aux environs du château sur le rocher de Monaco. Peine perdue, cette fois aussi nous avons dû nous contenter de faire notre cour aux gardes dans la cour…
Je n’ai pas pu m’empêcher de passer au Musée Océanographique pour dire bonjour à "ma" pieuvre, il m’a semblé qu’elle n’avait pas bougé depuis ma dernière visite.
Le jardin botanique m’a laissé une impression… exotique. Jamais je n’avais vu d’aussi grands cactus, les piquants auraient pu servir d’aiguilles à tricoter !
Dans le sous-sol du jardin botanique nous avons découvert d’autres merveilles: des grottes avec d’innombrables stalactites et stalagmites. J’ai appris que le stalactite était la partie tombante (descendantes) et le stalagmite la partie montante. (t = tombant et m = montant)
C’est ici (pas dans les grottes) mais à Monaco que j’ai tenté de familiariser ta grand-maman aux mystères de la conduite d’une Vespa. Peine perdue: inlassablement elle s’emmêlait dans les poignées ! Après bien des sauts de cabris de ma pauvre moto – ça a beau être une guêpe (Vespa) elle ne sait pas voler – j’ai abandonné !
À Nice, la nuit tombante, nous étions à la recherche d’un camping sans en trouver trace. En désespoir de cause je m’enfonce, avec ma moto et grand-maman dans la luzerne du terrain vague qui se trouve au bout de la Promenade des Anglais.
Et d’une et de deux, je monte la tente en toute hâte et c’est parti pour une nuit peuplée de rêves avec des avions de chasse et des bombardiers. Le lendemain matin, nous sortons
tout frais et pimpants" de notre maison de toile pour nous laisser caresser par les premiers rayons du soleil méditerranéen. Surprise ! Nous avions planté notre tente au pied d’une grande et belle pancarte "Camping strictement interdit". Là, une bonne douzaine de campeurs avaient suivi notre exemple et "dormi" exactement dans la prolongation de l’air d’envol des avions de l’aéroport de Nice !
À Toulon nous avons déniché un camping qui nous plaisait bien. Dans une pinède, nous étions presque seuls, rien de comparable avec les bousculades que l’on trouve aujourd’hui dans les campings. Le sol, recouvert d’un épais tapis d’aiguilles de pin, se prêtait de manière idéale pour servir de matelas sous notre tente. Au port de Toulon, dans un petit bistrot de pécheurs, on nous a concocté notre première bouillabaisse… fameuse !
Ensuite: Marseille, son vieux port, la Cannebière, Notre Dame de la Garde et l’île de Ré. Sur les traces d’Alexandre Dumas nous avons tenté de nous plonger dans l’ambiance de l’environnement du Comte de Monté Christo.
Sur le chemin du retour, la Nationale 7, avec ses grands camions qui nous faisaient très peur quand ils nous dépassaient avec leurs énormes roues à côté des minuscules roues de notre petite Vespa…
Ultime arrêt: Avignon, personne ne dansait sur le pont, d’ailleurs, il n’est même pas fini le pont d’Avignon !
Nous n’avons pas oublié de faire un petit crochet par Montélimar, nougat oblige !
Ce fut ma deuxième visite à la Côte d’Azur, pas la dernière !
 
Farandoles provençales
 
Ma troisième incursion sur la Côte d’Azur s’est faite plusieurs années plus tard, toujours avec ta grand-maman. Nous étions mariés, deux de nos trois mousquetaires étaient déjà de ce monde. Nous les avons laissés en Suisse, en pension.
C’est en passant par l’Italie que nous avons retrouvé le bord de mer, en passant par Turin, Cunéo, Limone, le tunnel de Tende et Menton.
À Fréjus un hôtel 4 étoiles nous attendait, pour nous c’était du grand luxe ! Notre copain Hans y exerçait son métier de pâtissier.
Pour atteindre la plage privée il n’y avait qu’à traverser la route. Ta grand-
maman s’y faisait dorloter par les garçons de plage qui déplaçaient le parasol dès que le soleil devenait trop importun.
Après notre première nuit nous avons crû que l’on nous avait volé nos chaussures, que nous avions laissés devant la porte de notre chambre. Un coup de fil à la réception éclairait notre lanterne: ces fameuses chaussures se trouvaient dans un casier aménagé dans le mur et muni d’une petite porte qui donnait dans la chambre ! Quel raffinement…
Les repas se prenaient sur une belle terrasse face à la mer. Deux fois par semaine un énorme buffet froid nous émerveillait. Je crois, que pendant les quinze jours de nos vacances nous ne sommes pas parvenus à goûter à tous les plats !
Souvent nous faisions des virées, tard le soir, dans la région. Virées généralement organisées par notre ami Hans, avec d’autres clients de l’hôtel.
Une de ces sorties nous a menés au port d’Antibes, dans un petit bar. Nous étions juchés sur les tabourets du bar pour écluser Gin-Fizz sur Gin-Fizz. Au point que le patron a dû déclarer forfait avant l’aube, quand des marins américains venant de leur bâtiment qui mouillait dans le port, lui ont également commandé des Gins-Fizz, il n’en avait plus, nous l’avions mis à sec !
Une autre fois, c’est la Fête de la bière à la Tour de Mar, toujours la même équipe de l’hôtel, nous nous amusons royalement ! La Tour de Mar était une petite tour moderne en béton, avec une plateforme qui permettait d’avoir une vue d’ensemble sur la côte et sur l’arrière-pays. Aujourd’hui cette tour n’existe plus, elle s’est effondrée accidentellement, je crois même qu’il y a eu des morts.
Les organisateurs de la fête avaient bien fait les choses. Il n’y avait pas seulement de la bière de Munich, mais aussi des serveuses garanties bavaroises ! Tout y était, la qualité de la bière et le volume des serveuses…
Comme toujours, c’est quand la fête est la plus belle que l’heure de fermeture vient gâcher le plaisir ! Mais nous ne nous laissons pas décourager pour autant. Sur une petite place de ce quartier de villas huppées nous plaçons nos voitures en demi cercle, avec toutes nos radios branchées sur le même émetteur qui diffusait de la musique de danse et nous continuons le bal pour notre compte personnel !
Les habitants des villas avaient fait venir la police, avec l’intention de nous faire déguerpir, mais ils se sont fait apostropher par les gardiens de la paix:"Laissez-les donc s’amuser, on n’est jeune qu’une fois !".
Un autre soir, nous avons été souper dans une auberge en dessus de Menton. Au milieu de la forêt de pins, je me souviens d’une grillade d’agneau et d’un petit tonnelet coincé dans les branches d’un arbre d’où coulait un fameux Rosé de Provence… !
Bien sûre, nous n’avons pas omis de visiter St Tropez, mais Brigitte Bardot n’a pas daigné me recevoir (elle ne sait pas ce qu’elle a manqué…)
Sur le port il fallait à tout prix prendre un pot "Chez Sénéquier", célèbre établissement où toute la gentry et les snobinards se retrouvaient. On a dû faire la queue pour dégotter un petit coin de table sur la terrasse.
Bien que les combats de taureaux avec mise à mort sont interdits en France, la ville de Fréjus organise chaque année des corridas dans son antique arène. On nous a dit que les organisateurs payaient une forte amende pour pouvoir enfreindre la loi et qu’ils offraient la viande de leurs victimes aux hospices et maisons de retraite de la région. Ceci excuse-t-il cela ?
On peut être pour ou contre la corrida, mais il faut l’avoir vue pour pouvoir en parler. Je l’ai vue, et je trouve que c’est un spectacle cruel, les chances ne sont pas du tout les mêmes pour la bête que pour l’homme. Il faut vraiment être né là dedans pour admettre ce genre d’atrocités !
Les arènes de Fréjus ont aussi servi à quelque chose de bien. Elles ont sauvé une partie de la ville lors de la tragédie du barrage de Malpassé. En effet, lors de cet accident, qui a vu le barrage s’effondrer, les eaux tumultueuses qui se déversaient du lac artificiel ont été détournées par les murs des arènes. Ainsi elles ont permis d’épargner bien des vies humaines.
Nous avons visité le site de la catastrophe, c’est impressionnant de voire disséminés dans la campagne ces blocs de béton provenant du barrage effondré, numérotés pour l’enquête et laissés là, comme un avertissement.
 

 

Un jour, je faisais la sieste dans la chambre d’hôtel, quand je suis tiré de ma somnolence par les hurlements stridentes des sirènes des pompiers. Sensibilisé par les incendies de forêts qui sévissent dans toute la région, je prends peur, quand je vois les pompiers dérouler leurs lances et prendre position autour de l’hôtel. Heureusement, ce n’était qu’un petit feu de broussailles derrière notre hôtel.
Mais, quelques jours plus tard cela est devenu très sérieux pour bien des habitants des belles demeures dans les pinèdes avoisinantes. Le feu avait envahi les bois entre Fréjus et St Tropez. Les habitants quittaient leurs maisons menacées par d’énormes flammes. Il faisait nuit en plein jour, le soleil n’arrivait pas à percer la fumée noir qui s’élevait du brasier.
Je vois toujours devant moi les gens qui venaient se réfugier dans notre hôtel. Des femmes qui entreposaient dans le coffre-fort de l’hôtel leurs coffrets de bijoux et des hommes qui y mettaient de grosses enveloppes… Ce furent nos premières et uniques vacances sans nos enfants, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un sentiment de culpabilité de les avoir "abandonnés" pour nous amuser…
Quand j’ai vu que Serge ne voulait pas quitter sa nouvelle "maman" j’ai été réconforté, nous n’étions pas de si mauvais parents que cela. !

 
 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :