Mes petits boulots


 

 On est lundi le 19 Janvier 2098

il est 12 heures sur mon balcon (föhn) il fait 6°

 

 

Et je continue à feuilleter mon livre de souvenirs, dédié à mes petits-enfants. Aujourd’hui j’aimerais te conter les petits boulots que j’ai effectués avant de commencer à travailler sérieusement, écoute, écoute :
 
 

Mes petits boulots

 

                                                        

 

Un de mes premiers petits boulots n’était en réalité pas un boulot, mais un moyen astucieux pour gagner quelques centimes :  j’étais mangeur d’insectes… mon frère ainé, me payait si je mangeais de ces bestioles vivantes. Il avait établi un tarif : pour un moustique avalé je recevais un ou deux centimes, une mouche devait tourner autour des cinq centimes, venaient ensuite les petits vers et finalement les gros vers blancs qui rapportaient 50 centimes, une fortune…

Le plus grand de mes petits boulots fut celui de placeur au cinéma. Le cinéma n’était pas encore le gros truc qu’il est devenu aujourd’hui. À Sierre il n’y avait qu’une seule salle de cinéma, le Casino. On y donnait une seule séance par jour, deux le dimanche. Aller au ciné c’était un événement, presque une fête. Il fallait économiser pour pouvoir y aller. Aussi, quand j’ai pu dégoter le boulot de placeur au cinéma, le soir, après mon travail d’apprenti gratte-papier, il me semblait que chaque soir c’était la fête. Ma première récompense était de pouvoir regarder les films gratuitement. J’ai regardé certains films de fort nombreuses fois. Je me souviens de films tels que "L’éternel retour" de Jean Cocteau avec Jean Marrais, ou "Nous irons à Paris" avec l’orchestre Ray Ventura que j’ai bien vu une dizaine de fois !

                                                 

En rentrant à la maison, après la séance, je me prenais souvent pour le héros du film !  Les gens qui me croisaient dans la rue devaient se poser des questions en m’entendant déclamer des répliques du film. Je restais pris dans l’ambiance et l’action du film longtemps après que les projecteurs s’étaient éteints.

Une autre récompense, et pas la moindre, c’était de pouvoir placer les filles qui me plaisaient dans un coin discret où je pouvais les rejoindre, naturellement uniquement pour leur expliquer le film… Pendant l’entracte je vendais des bonbons, des chocolats et des ice-creams. Les rares pourboires étaient les bienvenus. À la fin du mois je touchais aussi un petit pécule me permettant de me joindre aux copains pour les sorties en bande.

                                                                                     

Et encore, j’ai ramassé du sureau rouge des montagnes (ce n’est pas le même que le noir) je le trouvais sur les hauteurs, souvent du côté de Brie, en dessous de Vercorin. Les grands bidons étaient relativement vite remplis, mais il fallait ensuite les porter jusqu’à la maison ce qui n’était pas une mince affaire !  J’arrivais facilement à vendre ce sureau à des connaissances (et connaisseurs) bien des gens croyaient que ces baies au goût rébarbatif étaient du poison, en réalité c’est même une plante médicinale.

J’ai frôlé la carrière de tennisman… j’étais ramasseur de balles ! 

 J’ai joué le rôle de blessé ou de mort lors d’exercices et cours de samaritains.

J’ai été acquisiteur d’espaces publicitaires dans des programmes de manifestations sportives et je vendais des abonnements à divers journaux.

Tout cela naturellement après les heures de travail.

Ces petits boulots m’ont certainement permis d’apprendre à travailler. Ils m’ont appris un tas de trucs et m’ont rendu plus débrouillard, ce qui, plus tard m’a aidé et ouvert bien des portes… !

Ils m’ont aussi appris qu’il n’existait pas de sot métier, que chaque travail, chaque travailleur avait droit au respect.

Oui, j’ai souvent dit merci à mes petits boulots !     

 
 
 

2 Comments

  1. monika
    Posted 19 janvier 2009 at 11 h 40 min | Permalink | Répondre

    Ach erwin, ich wuenschte es waehren 6Grad bei uns! Wir haben fast jeden tag um die 30 Grad und Nachts um die 20! aber ich will mal nicht klagen, noch 2 monate und es wird kaelter.

  2. Unknown
    Posted 19 janvier 2009 at 17 h 15 min | Permalink | Répondre

    salut bibi tu va bien espert !moi sa va bien :moi ces du cotèe drois touts la parties drois es morte la janbe lebras une parties du ceuvaus pas conte je marche avec ue canne !et aussi mes auxillier de vie laparole sa reviens !je vouler de dir mèfie toi de pati et du curèe on sais pa de quel pain il mange tu joue le je stp merci erwin bibi_ gaza et pati et se promese elle vouler aller cher moi pasèe 3jour voir plus ! salut erwin a bienoto++

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