Les mains


Mon calendrier accusateur me dit qu’on est déjà le 30 mai. Mon dernier billet date du 25 de ce mois, je suis loin des billets quotidiens qu’un jour d’euphorie je t’ai promis…

Je ne promets plus rien, tu verras ce que tu verras !

Tu connais Monsieur Hulot ? C’est lui qui sous-titre son blog "Si le bonheur avait un visage, ce serait celui d’une fée…" voici d’ailleurs son adresse, avant que je ne l’oublie :

http://spaces.msn.com/monsieur-hulot/

De temps à autre j’aime bien m’y balader, admirer ses photos et m’instruire dans ses textes.

L’autre jour je suis tombé en arrêt devant sa série de photos de mains. Ça m’a remis en mémoire un petit article que j’avais publié dans mon "Pourquoi pas ?", j’ai fouillé et je l’ai retrouvé, dans le Numéro 6 de mars 1997.

Tu ne l’as pas lu ? C’est une raison suffisante pour que je le remette ici, et c’est parti… 

 

Les mains

J’aime les regarder, les mains, essayer de les comprendre, c’est comme si elles avaient un langage qui leur est propre, les mains. Elles expriment bien des choses.

Comment ne pas craquer devant les petites mains tendues d’un nouveau-né. Pendant toute la vie, cette main tendue est le signe de solidarité par excellence.

Il y a le coup de main, qui peut être une aide, ou une action plus ou moins mauvaise, les jeux de mains – pas forcément de vilains.

Existe l’homme de main, on peut savoir les choses de première main, les habits peuvent être de seconde main, on peut avoir une preuve en mains, prendre les choses en mains, traiter en sous-mains, les avoir liées, l’avoir lourde, la mettre à la pâte. Elle peut être de fer, on peut faire main basse, demander ou accorder la main, on peut avoir la main, être petite main, jouer à la main chaude, prêter main forte, il y a aussi la mainmise, sans oublier la main-courante…

Serrer la main est un acte noble, c’est expressif, ça ne triche pas. Lorsque la main est sincère le courant passe, une poignée de main molle et visqueuse ne peut être sincère.

La main peut être vengeresse ou punitive, dur et vindicative, elle peut gifler, fesser ou griffer. Mais elle peut aussi être douce et câline, flatteuse et tendre, joueuse, amoureuse et joyeuse.

Il y a des mains rugueuses, calleuses, des mains rêches, usées par le travail, mains de travailleurs, mais mains qui savent être délicates et attentionnées. Et il y a des mains d’intellectuels qui peuvent être plus rébarbatives que celles d’un laboureur.

Les mains d’une personne âgée, elles racontent toute une vie de joies et de peines, elles se souviennent de tout ce qu’elles ont fait, qu’elles aimeraient encore faire.

Main tremblante du vieillard qui se cramponne à sa canne, celle du soldat qui étreint la gâchette du fusil qui va lâcher la balle qui va anéantir la vie d’autres mains…

La main qui hésite, prête à appuyer sur le bouton fatidique qui déclenche le funeste champignon.

Les mains de l’infirmière qui par leur seule présence calment la douleur et apaisent les peurs.

Les mains d’une mère qui montrent le chemin à l’enfant.

Les mains de l’enfant qui s’agrippent à celles d’un père, l’un guidant l’autre.

Arrive le moment où on passe la main.

Et finalement, il y a les mains jointes en l’ultime prière lors du grand départ.

               

                                            

Monsieur Hulot, dont je parlais tout à l’heure m’a aimablement permis que j’empruntes les photos qui illustrent ce billet. Je lui dis ici un grand merci et je vous invite tous à lui rendre une petite visite.

À demain, ou après-demain, ou…

Ciao, porte-toi bien, sois heureux/se !

 


 

 

Mein anklagender Kalender sagt mir dass heute schon der 30. Mai. ist, ich bin also weit vom täglichen Billet das ich Dir an einem euphorischen Tag  versprochen habe…

Ich verspreche nichts mehr, Du 

wirst ja sehen…

Kennst Du "Monsieur Hulot" ? Es ist der "Blogonaute" der seinen Blog so untertitelt : "Wenn das Glück ein Gesicht hätte, wäre es dasjenige einer Fee…" (leider nur auf französisch) ich gebe Dir gleichwohl seine Adresse :

 

http://spaces.msn.com/monsieur-hulot/

 

Von Zeit zu Zeit schaue ich gerne bei Ihm rein, seine Photos und Texte lehren mich immer wieder was.

Letzthin hatte es mir eine Serie seiner Fotographien über die Hände angetan. Sie erinnerte mich an meinen Artikel zum selben Thema den ich im "Warum nicht ?" veröffentlicht habe. Ich habe nachgeschaut und gefunden, es war in der Nummer 6 von März 1997. 

Hast ihn nicht gelesen ? Grund genug ihn hier nochmals zu bringen, los geht’s… 

 

Die HÄnde

Ich schau sie gerne an, die Hände, versuchen sie zu verstehen, es ist wie wenn sie eine eigene Sprache hätten, die Häfe. Sie drücken so viel aus.

Wer wird nicht schwach vor den kleinen, ausgestreckten Händen eines Neugeborenen.  Durchs ganze Leben ist die dargebotene Hand ein einmaliges Zeichen der Solidarität.

Es gibt den Handschlag, die Handspiele, und auch den Handlanger. Man kann  etwas aus erster Hand erfahren, die Kleider können von zweiter Hand sein, man kann die Sachen in die Hand nehmen, unter der Hand verhandeln. Die Hände können gebunden sein, man kann eine schwere Hand haben, sie kann rächend sein. Es gibt die eiserne Hand, man kann um die Hand bitten, sie annehmen oder verweigern. Man kann’s in der Hand haben, die hohle Hand machen, in festen Händen sein,  freie Hand oder eine glückliche Hand haben. Aber auch zwei linke Hände haben, oder sie im Spiel haben.

Die Hand reichen ist eine noble Geste, sie kann viel ausdrücken, sie trügt nicht. Wenn die Hand aufrichtig ist, geht Strom hindurch, bei einem schlaffen, schmierigen Händedruck geht der Strom nicht hindurch. 

Eine Hand kann strafend sein, hart und 

rachesüchtig, sie kann Ohrfeigen austeilen, den Hintern versohlen oder auch kratzen.   

Sie kann sehr sanft und zärtlich, liebevoll und schmeichlerisch, spielerisch, verliebt und fröhlich sein.

Es gibt raue Hände, schwielige, von der Arbeit abgenutzte Arbeiterhände die aber zart sein können, aufmerksam. Und es gibt Intellektuellenhände die unfreundlicher und abweisender sind als Hände eines Schwerarbeiters.  

Die Hände eines betagten Mitmenschen erzählen von einem Leben voller Freuden und Leiden, sie erinnern sich an alles was sie geleistet haben, an alles was sie noch tun möchten.

Die zitternde Hand des Greises die seinen Stock umklammert, diejenige des Soldaten die den Abzug des Gewehres halten bevor sie abdrücken und das Leben anderer Hände vernichten

Und dann, die Hand die bereit ist auf den Fatalen Knopf zu drücken, der den verhängnisvollen Pilz auslöst.

Die Hände der Krankenschwester die durch ihr alleiniges da sein die Schmerzen stillen und die Ängste beruhigen.

Die Hände einer Mutter die ihrem Kind den Weg weisen.

Die Hände des Kindes die diejenige seines Vaters umklammern, einer den anderen führend.

Kommt die Zeit wo man die Hand weiter gibt.

Und Schlussendlich die gefalteten Hände, zum letzten Gebet, zur letzten grossen Reise.  

 

Monsieur Hulot, von dem ich Dir vorhin gesprochen habe, hat mir freundlicher Weise erlaubt dass ich ihm einige Fotos "klaue" um dieses Billet zu illustrieren. Ich sage ihm hier recht herzlich danke schön und ich lade Euch alle ein ihm einen kleinen Besuch abzustatten.

Ciao, bis Morgen, oder Übermorgen, oder Über-Übermorgen, oder…

Ciao, lebe wohl, sei glücklich !  

4 Comments

  1. Aschi
    Posted 30 mai 2006 at 23 h 00 min | Permalink | Répondre

    Bonsoir Erwin
    Un petit coucou en passant. J’ai toujours autant de plaisir de faire une petit visite chez toi.
    Amitiés
    Aschi

  2. Sympathiquement Vôtre
    Posted 31 mai 2006 at 16 h 55 min | Permalink | Répondre

    Erwin … Merci …
     
    J’ai lu et relu ce billet … tout y est magnifique … et tellement véridique …!!!
     
    Bonne fin de soirée … accompagnée de mon habituelle amitié bisoutée …
     
    Fanfan

  3. monsieur
    Posted 1 juin 2006 at 22 h 02 min | Permalink | Répondre

    merci pour la pub…
    mais le bonheur n’aura jamais le visage d’une fée…
     
    helas
    MRH

  4. ρяιиz υиνєяzαgт's Ma
    Posted 20 juin 2006 at 11 h 32 min | Permalink | Répondre

    Ja, den Space von Monsieur Hulot  kenne ich auch, und seine Exkursion über Hände. Ich finde auch: sie sprechen tatsächlich, erzählen ganze Geschichten…
    Erwin, danke für Deinen Kommentar in meinem anderen Space, dem "Traumgarten". Es freut mich, daß Dir einige der Beiträge gut gefallen, und ich habe nichts dagegen, wenn Du das eine oder andere – wie versprochen mit Quellenangabe – hier bei Dir wiedergibst. Ich sehe ja, es ist kein leeres Versprechen und Dein Geschmack ist mir sympathisch.
    Heide ist tatsächlich mein echter Vorname, für den Legasthenieblog die Ringelblume als "Nick", darum: nicht wundern, wenn es sich abwechselt, das bin immer ich. Natürlich würde ich mich freuen, wenn Du den Space aucheinmal besuchst.:-) Au revoir.

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