Ma guimbarde


14 janvier 2006

 

Deutscher Text am Ende des Beitrags

                   

 

Hello, bonjour ! Trop souvent on le dit, ce bonjour, sans réfléchir ce que cela signifie. Oui qu’elle te soit belle et bonne cette nouvelle journée à toi qui passes par hasard, mais aussi pour toi qui me fais le plaisir de me lire régulièrement !

Elle était trop longue la pause depuis mon dernier billet, excuse moi, mais j’avais pas mal de petits trucs à faire et j’en suis heureux. Il est bien loin le temps où je ne savais pas comment occuper tout ce temps que mon statut d’handicapé me donnait ! J’ai vraiment toujours quelque chose à faire, à écrire, à concevoir, à imprimer, oui, il y a vraiment de la joie !

Tu veux bien, qu’aujourd’hui on rejette ensemble un coup d’œil dans les anciens numéros du "Pourquoi pas ?". C’est dans le N° 8 d’août 1997 que j’avais pondu cette petite réflexion, écoute, écoute… 

  

Ma guimbarde

Pour d’aucuns tu es bonne pour la casse, la démolition, tu es un engin auquel l’on ne peut plus faire confiance, qui peut lâcher n’importe quand.

Bien sûre, depuis cette mémorable nuit d’avril 1989 ou ta servo-direction t’a lâchée, ton servofrein s’est grippé, tu es devenue quelque peu éclopée. Tes arbres de roues ne sont plus tout à fait droits, tes roues ne tournent plus bien rond ni au rythme juste, mais ton moteur ronronne toujours, presque aussi régulier qu’avant.

Je dois te surveiller un peu plus, ajouter tous les jours un additif à ton carburant, bien contrôler la pression des pneus, ils ne supporteraient pas une tension trop élevée.

Tes pistons obéissent aux ordres, comme par habitude, mais ils obéissent.

Tu n’es plus parmi les plus performantes, tu fais ton bonhomme de chemin, un peu cahin, un peu cahan, un peu couci, un peu couça, mais tu me permets d’avancer.

Tes anciens collègues ne sont plus sur la même ligne que toi, il y a longtemps qu’ils ont disparu à l’horizon, tu ne les vois plus, tu fais partie du peloton de queue, tu es souvent seule, mais tu es toujours dans la course, tu continues.

Tout en cahotant tu m’as permis de contempler des paysages que je croyais disparus à tout jamais, des régions que je craignais ne jamais revoir, des pays que je pensais ne jamais connaître. Tu m’as permis de connaître de nouveaux amis, de nouer de nouveaux liens, plus solides, plus sincères, moins superficiels.

Tu m’as procuré des joies et des plaisirs que je me croyais interdits à tout jamais.

Pour moi tu es toujours la plus belle, ma vieille guimbarde, tu as encore tellement de choses à me faire découvrir, de bonnes choses à m’apprendre, tu es la vie.

TU ES MA VIE, et je l’aime la vie !

 

Tu sais, ce n’est pas interdit de faire des commentaires, même de critiquer… 

Je me réjouis de te lire, allez, vas-y, je t’assures ça ne fait pas mal !

Youpi, à tout bientôt !

 

Meine alte Karre

Für viele war ich reif für den Abbruch, die Demolierung, du bist eine Maschine der man nicht mehr trauen kann, die dich jeden Augenblick im Stich lassen kann.

Sicher, seit jener denkwürdigen Nacht im April 1989 wo deine Servolenkung versagt hat, wo deine Bremsen nichts mehr wissen wollten, seither bist du etwas behindert. Deine Radachsen sind nicht mehr ganz gerade, deine Räder drehen nicht mehr schön rund noch im richtigen Rythmus, aber dein Motor schurrt immer noch, fast gleich regelmässig wie vorher.

Ich muss dich besser überwachen, jeden Tag Additive deinem Brennstoff beifügen, den Druck deiner Reifen kontrollieren, zu hohen Druck würden sie nicht mehr ertragen.

Deine Kolben gehorchen den Befehlen, wie aus Gewohnheit, aber sie gehorchen.

Du zählst nicht mehr zu den leistungsfähigsten, du ziehst deiner Wege, ein bisschen soso ein bisschen lala, aber du erlaubst es mir vorwärts zu kommen.  

Deine ehemaligen Kollegen sind nicht mehr auf derselben Linie wie du, seit langem sind sie vom Horizont verschwunden, du siehst sie nicht mehr, du bist  nicht mehr bei der Spitzengruppe, oft bist du allein, aber du bist immer noch im Rennen, du gehst weiter.

Mit rumpeln und holpern hast du es mir erlaubt Landschaften zu bewundern die ich für immer verschwunden glaubte. Gebiete zu sehen die ich befürchtete nie mehr bewundern zu können. Länder kennen zu lernen die ich glaubte nie betreten zu dürfen.

Du hast es mir erlaubt neue Freunde kennen zu lernen, neue Bande zu knüpfen, stärker, aufrichtigere, weniger oberflächliche.

Du hast mir Freuden und Vergnügen beschert die ich mir für immer verboten glaubte.

Für mich bist du immer noch die schönste, mein alte Karre, du hast mir noch so viel schönes zu entdecken zu geben, so viel gute Dinge zu erlernen zu geben, du bist das Leben.

Du bist das Leben, UND ICH LIEBE DAS LEBEN !

 

Ich hab diesen Text im August 1989 in der N° 8 meines "Warum nicht ?" geschrieben, bist mir nicht böse wenn ich ihn hier wieder aufgetischt habe ?

Du weisst, dass es ist nicht verboten ist Kommentare zu machen, Kritik auszuüben, ich zähle damit !   

Es wird mich freuen Dich zu lesen, hopp, komm doch, ich versichere dir, es tut nicht weh !  

Juheee, bis zum nächsten Mal !

 

One Comment

  1. Yenene
    Posted 15 janvier 2006 at 9 h 10 min | Permalink | Répondre

    Bonjour Cher Erwin !!!!!!Je te remercie tout d’abord du mot laissé sur mon blog, cela m’a fait très plaisir !!!Je suis heureuse que tu aies trouvé des images à ton goût, sers toi seulement, elles sont là pour ça !Je ne voulais pas critiquer les EMS, loin de moi cette idée ! Mais je constatais simplement que nos ainés, en EMS ou ailleurs sont souvent seuls, et que la famille ne s’en soucie guère ou si peu… Je constatais également que, même entourés de personnel soignant, qui, je le repete, ne peut être partout à la fois, ma Belle-Maman, que j’aime réelement tendrement, perds ses facultés mentales et se retranche dans son monde, et cela me fait mal de la voir devenir comme ça, car c’est une femme formidable, qui en a bavé dans sa vie, qui a élévé 6 mômes, dont mon tendre mari, lol, qui a supporté avec courage et dignité le départ de Papa, qui est decédé dans les bras de mon homme, donc pas seul !J’ai toujours admiré Maman, elle m’a appris a devenir ce que je suis aujourd’hui, simplement moi-même !Elle a remplacé mes parents biologiques avec qui je n’ai que très peu d’affinités, car ils étaient partis vivre a l’étranger et elle m’a appris la vie. Je l’aime simplement, et je la remercie de ce qu’Elle et Papa ont fait pour moi.Voilà, je tenais a rectifier mon mot de hier, qui je le promets, n’était pas un coup de gueule, mais juste une constatation. Il y a des EMS où les ainés sont moins bien lottis, j’en conviens, et c’est contre ceux-là qu’il faudra prendre des mesures sevères et essayer d’ameliorer les conditions de vie des ainés qui ont tant de choses a nous enseigner.Je me permets de t’embrasser tendrement, ainsi que ta tendre moitiéChaleureusementYenene

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