Voitures (bis)


Ma première bagnole… (bis)

 

T’es revenu ? C’est bien gentil, je n’ose pas croire que tu y prends goût ?

Bon, je voulais te parler de ma première bagnole. Je crois que c’était en 1950 – je rechercherais si tu insistes – donc, en 1950 je travaillais à Lausanne comme magasinier de pièces détachées, dans un garage automobile. J’avais mon permis de conduire mais pas d’auto.

En grattant mes économies et avec un petit emprunt j’ai pu réaliser mon rêve : avoir mon auto à moi !

C’était un cabriolet de la marque Standard, je ne me souviens plus de l’année de construction. Je crois que c’était un modèle d’avant guerre, ou un des premiers modèles d’après guerre (celle de 1939-45 bien sûr).  la fin de ce blog quelques photos te permettront d’admirer cette merveille !

Avec l’aide de quelques copains, mécaniciens (merci Max), carrossiers (merci Jean), nous l’avons bichonnée à qui mieux-mieux. Tout a été contrôlé, retapé si besoin en était. La peinture refaite, deux tons, grise, noir pour les ailes et la capote. Je te dis… une reine de beauté ! Elle serait digne de figurer dans la galerie des "Belles d’Antan"  http://spaces.msn.com/members/BellesdAntan/

Ma première voiture est entrée dans ma vie à la même époque que celle qui allait devenir ma femme. J’ai fait la connaissance de Christiane à ce moment-là. Nous avons même fait notre voyage de noces avec la Standard. Voyage de noces anticipé, nous l’avons fait une bonne année avant que nous ne nous disions "oui" par devant le Sydique de Pully. Ce voyage nous avait amené jusqu’à Amsterdam, dans la lointaine Hollande. Je t’en parlerais peut-être un autre jour.

C’est alors quer j’ai appris qu’il n’y avait pas de place pour deux amours dans ma vie, j’ai dû abandonner l’un pour pouvoir garder l’autre… et c’est mon auto qui en a fait les frais… Eh oui ! j’ai vendu ma voiture pour m’acheter une épouse !

Je veux finir avec un sourire, écoute… Ma Standard ressemblait un peu à une MG avecc son chassis très bas. Un jour j’avais conduit une dame qui se voulait très distinguée, de Pully à Lausanne. Quand arrivé à destination la digne dame est sortie de ma voiture, je voulais lui faire avec la main, un signe d’adieu mais je ne voyais plus de dame autour de mon auto… je regarde par les fenêtres, de côté, derrière, devant, pas de digne dame… je l’appelle, rien… inquiet je sors de la voiture, en fais le tour, personne… quand, de l’autre côté, dans le caniveau… entre ma voiture et le trottoir, je la vois, la digne dame… secouée de soubresauts… catastrophé je m’approche… me baisse…. et n’en crois pas mes oreilles, la digne dame dans le canniveau était secouée d’un fou-rire ! ! ! Elle était tombée, sans se faire de mal, heureusement ! et elle riait de m’entendre la chercher…

Pas drôle ? Tant-pis, il faudra t’en contenter.

A la prochaine, je n’ose plus dire à demain, de plus en plus je n’arrive plus à tenir mes promesses, donc je te dis à bientôt, c’est plus sûr !   

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